NOUVELLES ET COMMENTAIRES



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Prix d'honneur pour Dr. Anna Wirz-Justice

Bâle, 14. Janvier 2010. Cette année, le prix d’honneur est décerné par le conseil de fondation. Avec la professeur Anna Wirz-Justice la VELUX STIFTUNG couronne une chercheuse qui s’est investie d’une manière impressionnante pour la meilleure compréhension de l’impact de la lumière de jour sur les hommes et leur santé ainsi que pour l’utilisation de la lumière de jour comme méthode thérapeutique pour des gens souffrant de maladies psychiques. Depuis son éméritat à l’université de Bâle, Anna Wirz-Justice s’engage avant tout pour la diffusion du savoir biologique sur l’impact de la lumière de jour dans l’architecture et dans la construction.




  « Horizons », la revue de la Fonds Nationale Suisse de la Recherche Scientifique trace les grandes lignes du travail du docteur Anna Wirz-Justice.

Juin 2008. Membre du Conseil d'administration de la CET, Anna Wirz Justice est le brillant sujet de cet article relatif aux recherches qu'elle a menées sur la luminothérapie destinée à soigner la dépression saisonnière et la dépression durant la grossesse. Elle y affirme en effet que « l'écrasante majorité des gens ne reçoit pas assez de lumière ».

Lisez tout l'article.

 



L'architecte et aventurier Philippe Rahm donne une conférence sur les thérapies environnementales à Harvard

Janvier 2008. Peut-être n'était-ce pas le sens qu'il a voulu donner à ses propos, mais les concepts de cet architecte sont, à n'en pas douter, conformes à nos orientations. Une remarquable conférence donnée en anglais--avec un délicieux accent français--qui traite de lumière, d'obscurité, de taux d'humidité et de taux d'oxygène, qui agissent comme autant de moteurs de nos vies (prévoir une heure pour cette présentation)

Visionnez la conférence en utilisant le logiciel.mov sur votre ordinateur.

 


L’union des consommateurs compare les médicaments à la luminothérapie dans la dépression saisonnière.

1er novembre 2007. Une étude pharmaceutique, terminée il y a plus d’un an, a évalué l’effet d’un médicament dans la prévention de la dépression saisonnière. Consumer Reports a examiné le Wellbutrin, commencé dès le début de l’automne, pour savoir s’il apportait ou non un progrès significatif par rapport à la luminothérapie. Les éditeurs ont indiqué que la réponse à la luminothérapie est plus rapide que celle obtenue avec les médicaments et que la luminothérapie pouvait aussi être utilisée de manière prophylactique. La meilleure stratégie est de surveiller les indices précoces tels que la fatigue, l’excès de sommeil, les « rages » de féculents et la prise de poids. « Ces signes nous prennent par surprise plusieurs semaines avant que notre humeur ne s’effondre vraiment » déclare MichaelTerman, Ph.D. et président de CET . . . « Sur le plan clinique, il n’y a rien de particulier à relever concernant l’efficacité du Wellbutrin si on le compare aux autres antidépresseurs utilisés dans le traitement de la dépression saisonnière » affirme Docteur Terman.

Lisez tout l’article.


 

Douglas Holmes, 1933-2007

C’est avec beaucoup de peine que nous apprenons le décès d’un de nos membres fondateurs, le docteur Doug Holmes. Doug a eu une vision déterminante pour le CET et était notre guide suprême depuis nos débuts en 1993. Chapeau Doug!

Extrait de l’édition du 25 mai 2007 du New York Times:
"Le docteur Holmes était le directeur émérite du département de recherche et du centre national Alzheimer du Hebrew Home for the Aged situé dans le Bronx; il a fondé là-bas le département de recherche au milieu des années 80. Il a été aussi affilié durant plusieurs années au Resource Center for Minority Aging Research de l’université Columbia. Les travaux de recherche les plus connus du Docteur Holmes étaient dédiés aux services aux personnes âgées. Parmi les sujets qu’il a étudiés, on peut citer les soins pour la démence, la sexualité chez les personnes âgées, les programmes de livraison de repas communautaires et le besoin d’améliorer les services pour les personnes âgées des groupes minoritaires. Avec sa femme et collaboratrice, Monica Bychowski Holmes, il a publié le 'Handbook of Human Services for Older Persons' (Human Sciences Press) en 1979. Même si Douglas Holmes a surtout été reconnu pour son travail sur le vieillissement, il a débuté sa carrière en étudiant les enfants de l’assistance publique. Ses intérêts de recherche touchaient, entre autres, l’éducation durant la petite enfance et les programmes de soins aux enfants victimes d’abus. Il a co-écrit avec son épouse et Lisa Appignanesi un ouvrage sur l’utilisation de drogues chez les adolescents intitulé 'The Language of Trust: Dialogue of the Generations' (Science House, 1971). Il a aussi écrit 'The Therapeutic Classroom' (Aronson, 1974) avec le Docteur Bychowski Holmes et Judith Field. Douglas Holmes est né le 7 décembre 1933 à Washington, Connecticut. Il a obtenu un baccalauréat en économie à l’université Tufts en 1958 et un doctorat en psychologie à l’université de New York en 1963."

 


 

 

Psychiatric News revient sur la thérapie par les ions négatifs

5 janvier 2007. Psychiatric News, le journal mensuel de l’Association américaine de Psychiatrie, rapporte que les derniers résultats concernant la thérapie par les ions négatifs sont particulièrement intéressants. L’article raconte en détail l’histoire du développement de la recherche et recommande même un voyage aux chutes Niagara!...Docteur Ray Lam de l’université de Colombie-Britannique donne le commentaire suivant : « Il y malheureusement eu moins d’intérêt (commercial) pour ces nouvelles thérapies biologiques non effractives » parce que, comme le mentionne l’auteur Joan Arehart-Treichel, « il n’y a pas autant de gros profits à faire grâce à ces thérapies que grâce aux médicaments psychotropes par exemple. »

La thérapie par les ions négatifs pourrait apporter des effets bénéfiques inattendus pour la santé mentale
 


 

 

Reuters Health révise la plus récente Étude Columbia sur les traitements du Désordre Affectif Saisonnier (DAS)

3 janvier 2007. Après un an et demi passé dans le processus des publications, et juste à temps pour l’hiver, l’American Journal of Psychiatry a publié un rapport sur un essai clinique de 6 ans, financé par le National Institute of Health et mené par le président du CET Michael Terman et le docteur Jiuan Su Terman. Cette étude porte sur les simulateurs d’aube et sur la thérapie par les ions négatifs où les deux types de traitements ont été comparés à la luminothérapie par la lumière vive. Reuters présente un résumé des résultats . . . et dirige les lecteurs vers la section d’auto-évaluation de la dépression saisonnière de notre site CET.org.

Le bulletin de presse de Reuters
L’étude
L’auto-évaluation

 


La radio nationale publique interview un patient ayant suivi un traitement de luminothérapie et par les ions négatifs.

21 décembre 2006. André Pennycook, un designer en graphisme, utilise la luminothérapie, le simulateur d’aube et la thérapie par les ions négatifs depuis de très nombreuses années. La journaliste spécialisée en santé, madame Allison Aubrey mène l’enquête.

Lisez cette histoire et écoutez les paroles de sagesse d’André

Écoutez l’enregistrement: listen to the audio file

 


 

Jane Brody aiguille les lecteurs du New York Times vers le CET

5 décembre 2006. L’éditorialiste et gourou en santé présente une mise à jour de la recherche, de la théorie et de la pratique clinique sur le Désordre Affectif Saisonnier- et plus spécialement sur les thérapies environnementales et non sur les médicaments. Nous sommes heureux qu’elle recommande la lampe de luminothérapie et l’appareil ionique que nous avons sélectionnés au magasin du CET. Et l’article de Jane Brody a été l’article du Times qui a été le plus envoyé par courriel!

“Getting a Grip on the Winter Blues”

 


 

Mesurer la gravité de la dépression: mise à jour du questionnaire AutoSIGH

Novembre 2006. Nous avons lancé en 2005 notre questionnaire automatisé sur la sévérité de la dépression actuelle, le questionnaire AutoSIGH. Notre objectif était d’aider les gens à évaluer la sévérité de leur situation présente, surveiller les changements que les gens soient ou non traités, et à rechercher éventuellement une assistance professionnelle. (L’AutoSIGH donne des recommandations individualisées de manière confidentielle et l’utilisateur demeure anonyme). En développant l’AutoSIGH, nous pensions aux personnes qui n’ont pas facilement accès à des professionnels de la santé, ou aux personnes qui ont peur de parler de leurs problèmes à des médecins, à des représentants religieux, à leur famille ou à leurs amis. Plus de 1000 personnes ont consulté l’AutoSIGH jusqu’à présent. Points forts: (a) Parmi ceux qui ont répondu à toutes les questions, 36% ont rapporté des idées suicidaires et étaient prêts à passer à l’acte; nous les avons aiguillés vers des centres d’aide et leur avons fortement recommandé d’en parler à un proche. (b) 1% ont rapporté avoir fait une tentative de suicide dans les derniers jours; nous leur avons demandé d’appeler rapidement un médecin ou sinon de se présenter à un service d’urgence ou d’appeler le 911. Nous ne savons pas si ces personnes ont cherché de l’aide autrement qu’en utilisant l’AutoSIGH, mais nous sommes satisfaits qu’elles nous ai consultés pour se faire aider.

 


 

“La solution des personnes de type matinal”

Novembre 2006. Si vous vous sentez mou lorsque vous vous réveillez, peut-être enviez-vous les personnes de type matinal – celles qui se lèvent au chant du coq, qui sortent du lit sourire aux lèvres et qui arrivent à l’heure au travail…MSN.com a publié une chronique sur comment y arriver, à la grande satisfaction de cet.org !

La solution des personnes de type matinal


 

Sur About.com: “Les 5 choses les plus importantes que vous devriez connaître sur la recherche sur le Désordre Affectif Saisonnier”

Novembre 2006. Ce site populaire d’information, qui est produit par le New York Times, présente aux lecteurs le rapport du président du CET, le docteur Michael Terman, “Winter 2006-2007 SAD Treatment Update.” Lisez tout sur les nouveaux médicaments, et sur les plus récentes études sur la lumière et la thérapie par les ions négatifs.

 


 

L’ionisation des grands espaces: deux expositions révolutionnaires dans un musée

 

Septembre 2006 – février 2007. L’architecte Philippe Rahm le fait encore, mais cette fois-ci avec des ions négatifs! (Consultez nos rapports sur ses précédentes installations lumineuses, ci-dessous.) L’idée de Rahm était d’ioniser des espaces complets d’exposition à Kusthaus Graz en Autriche, et au MAK Center’s Schindler House à Los Angeles, pour voir si l’humeur des visiteurs serait améliorée grâce aux ions négatifs plutôt que grâce aux ions positifs. L’idée provient de la recherche clinique sur les effets antidépresseurs des expositions aux ions négatifs et d’une étude récente sur des étudiants de collège qui ont montré une amélioration rapide de leur humeur, même s’ils n’étaient pas cliniquement déprimés. Le message sous-jacent est assez clair : nous devrions tenir compte de cette technologie pour vivre et travailler dans des environnements qui sont vulnérables à des bas niveaux ioniques.
Atelier de l’architecte à l’exposition de Graz

Atelier de l’architecte à l’exposition de Graz
MAK (video .m4v)
Étude sur les étudiants de collège

(Voir notre site concernant l’information clinique sur les ions négatifs.)

 


 

Wikipedia donne son avis sur la luminothérapie

Août 2006. Nous sommes heureux de noter que l’encyclopédie en ligne gratuite Wikipedia (http://en.wikipedia.org) a fait des ajouts de notes, références et hyperliens sur notre sujet de prédilection, ce qui amène de nombreux nouveaux visiteurs sur CET.org. Cette partie sur le Désordre Affectif Saisonnier a réellement besoin d’une nouvelle version (nous essaierons de le faire) mais leurs notes sur les nouvelles applications sont très pertinentes :
Dépression non saisonnière: ce n’est que très récemment que des études cliniques ont été menées en excluant spécifiquement tous les patients présentant des particularités saisonnières. Avant ces études, nous suspections que seul l’élément propre à la dépression saisonnière était traité chez n’importe quel patient qui bénéficiait de la luminothérapie. Cependant, la luminothérapie constitue maintenant un traitement reconnu de la dépression, qu’elle soit saisonnière ou non, et elle présente certains avantages par rapport aux médicaments, comme le fait que cela prend moins de temps pour voir un bienfait (habituellement, il faut atteindre plusieurs semaines avant que les médicaments antidépresseurs atteignent leur efficacité maximale).
Syndrome de délai de phase du sommeil: cans le traitement de ce syndrome, le moment de l’exposition constitue un élément crucial. La lumière doit être distribuée aussitôt après le réveil pour produire un effet. Certains personnes ont rapporté des réussites en utilisant des lumières qui s’allument juste avant le réveil (simulateur d’aube).


 

Les principaux nouveaux effets de la lumière pourraient régulariser les menstruations et promouvoir l’ovulation

Québec, juillet 2006. Au 18ème congrès annuel de la Society for Light Treatment and Biological Rhythms, le docteur Konstantin Danilenko de l’Académie russe des sciences médicales a rapporté que la luminothérapie appliquée entre 7 et 14 jours après l’apparition des menstruations (durant la phase folliculaire du cycle menstruel) augmente de manière significative l’ovulation chez les femmes dont le cycle menstruel dure plus de 28 jours. De plus, les niveaux des hormones sexuelles et le développement du follicule ovarien étaient augmentés. Ce traitement simple et non médicamenteux pourrait avoir des bienfaits majeurs pour les femmes qui veulent avoir un enfant (. . . ou non).

 


 

Plus de nouvelles sur la prétendue efficacité clinique de la lumière bleue (consultez nos articles ci-dessous)

Nous avons mentionné notre grande inquiétude concernant la soi-disant thérapie par la lumière bleue, qui a été vendue à grande échelle sans avoir reçu l’approbation réglementaire de la FDA et qui n’a pas été testée correctement pour évaluer la sécurité à long terme pour les yeux. En fait, il n’y a pas d’essais cliniques montrant les bienfaits d’un tel traitement contre la dépression. Voici une dernière information:

Québec, juillet 2006. Au 18ème congrès annuel de la Society for Light Treatment and Biological Rhythms, le docteur Marijke Gordijn du Centre médical universitaire Groningen (Pays-Bas) a présenté le premier essai clinique direct utilisant la thérapie par lumière blanche et par lumière blanche “enrichie” (terme du manufacturier) en ondes courtes (bleues). Il n’y avait pas de différence significative entre les deux traitements – ce qui signifie, pas d’avantage apporté par l’ajout du bleu. Notre conclusion qui tombe sous le sens: continuer d’utiliser la thérapie par lumière blanche et éviter l’éclat aveuglant et le risque d’entraîner des dommages rétiniens par l’exposition à des ondes courtes.

 


 

Le somnifère et les histoires d’antidépresseur


19 mars 2006. L’attention de la presse a soudainement augmenté en ce qui concerne les effets secondaires des médicaments psychotropes qui n’avaient pas été rapportés jusqu’à maintenant et qui n’étaient pas probablement pas détectables. Le New York Times a publié de nouveaux articles, éditoriaux, chroniques et autres lettres presque quotidiennement. Le dernier sujet concernait Ambien (le fameux somnifère) et les histoires inexplicables de personnes se levant en pleine nuit pour cuisiner ou pour calmer leurs fringales ou encore les histoires de somnambulisme. Parmi la communauté psychiatrique, les cliniciens ont commencé à partager une longue liste de cas qui n'avaient jamais été publiés jusque-là. Ils ont démythifié l’idée que les effets secondaires sont seulement reliés au surdosage; en fait, certains disent que le fait de sous-doser et d’avoir un endormissement inadéquat est encore plus risqué. L’auteur et éditeur Lauren Slater souligne dans l’édition du Times d’aujourd’hui que “les psychotropes prennent de l’importance par des moyens terriblement familiers, effets mystiques et promesses… Si nous sommes malins, nous nous rendrons compte que la déception fait partie intégrante de chaque création de nouveau médicament et qu’elle est inévitable durant sa durée de vie. » Cela est peut-être exagéré, compte tenu des avantages de ces médicaments qui sauvent littéralement la vie tels les antidépresseurs, les antipsychotiques et les stabilisateurs de l’humeur. Mais le fait est que la découverte des médicaments psychotropes est très fortuite- ils constituent en fait des applications secondaires de médicaments développés pour d’autres maladies- et non le résultat d’une recherche intentionnelle cumulative qui transfère les connaissances de la science fondamentale vers des applications cliniques. Quelle est la remarquable exception? La luminothérapie. Comme l’ont écrit l’administratrice du CET Docteur Anna Wirtz-Justice et ses collaborateurs dans Science Magazine, “La luminothérapie est le seul traitement en psychiatrie qui provient directement des modèles neurobiologiques du comportement.” Grâce à son avantageux effet secondaire et à son efficacité prouvée dans le traitement de la dépression et de l’insomnie d’endormissement, la luminothérapie est un choix alternatif non pharmacologique aux médicaments psychotropes. Alors pourquoi la luminothérapie demeure-t-elle si méconnue du public? Pour plusieurs raisons en fait. En partie, à cause de la philosophie de la psychiatrie des 40 dernières années; aussi, à cause de la non implication de la FDA, qui a contribué à décourager les remboursements des assurances et a maintenu la dépendance aux médicaments. Enfin, en partie à cause des politiques d’investissements des principales compagnies pharmaceutiques. Lauren Slater conclut, encore une fois en exagérant quelque peu, “Cela nous appartient à nous, consommateurs, de ne pas nous préoccuper de tout le battage médiatique qui est souvent fait sur les découvertes pharmacologiques – de savoir que la pilule que nous tenons délicatement dans le creux de la main peut soulager notre douleur mais qu’elle prendra tout aussi sûrement son dû dans notre porte-monnaie. »


Évolution d’intérêt général: la luminothérapie pour traiter la dépression non saisonnière ne répondant pas aux thérapies


Lancaster, Pennsylvanie, 29 décembre 2005. Andrea Gregg a souffert d’une sévère dépression durant plusieurs années sans avoir été soulagée efficacement malgré la prise de nombreux médicaments. Hospitalisée, après avoir commencé un traitement avec un médicament d’une autre catégorie (inhibiteur de la monoamine-oxydase Parnate) et une luminothérapie matinale, ses symptômes ont disparu. Durant l’année où elle est retournée à la maison, son état a continué de s’améliorer – sauf les jours où elle ne recevait pas sa luminothérapie. Lisez son histoire relatée par la talentueuse journaliste, madame Linda Espenshade et la discussion sur les implications considérables de cette stratégie thérapeutique.

Cliquer ici pour le texte complet.



Consumer Reports on Health donne son opinion . . .

Décembre 2005. Il est rapporté dans ce bulletin très sensé publié par Consumers Union -- dans son deuxième important numéro sur le Désordre Affectif Saisonnier (DAS) – que si l’exposition à la lumière extérieure naturelle ne fonctionne pas, « il faut envisager la luminothérapie. Choisissez une lampe qui est conçue spécialement pour traiter le Désordre Affectif Saisonnier qui s’éteint lentement et qui délivre de la lumière blanche et non de la lumière bleue….Si vous présentez des symptômes graves ou si la luminothérapie ne fonctionne pas, cause des effets secondaires persistants, ou est trop risquée pour vous, consultez votre médecin ou un professionnel en santé mentale. » Amen. Nous sommes aussi très heureux que les éditeurs conseillent aux lecteurs de visiter le site du CET en particulier à l’AutoPIDS (Personalized Inventory for Depression and SAD), "qui peut vous aider à déterminer si vous souffrez du DAS et qui peut essayer de vous traiter ou qui peut vous conseiller de consulter un professionnel en santé mentale."

Lisez l’article.



Facteurs supplémentaires de risques pour les personnes souffrant de DAS et de coups de cafard hivernaux : les salons de bronzage!


Novembre 2005. Inquiets devant le constat évident que les appareils des salons de bronzage causent le cancer de la peau, un psychologue du Tennessee, Joel Hillhouse, et ses collaborateurs ont mené un sondage auprès de 126 femmes concernant leurs habitudes de fréquentation des salons de bronzage et les signes de dépression saisonnière (que l’on peut aussi obtenir par le questionnaire Automated Personalized Inventory for Depression and SAD du site cet.org). Même si une très grande minorité (44%) étaient en bonne santé et ne fréquentaient pas les salons de bronzage, les utilisatrices de rayons UV étaient par contre plus enclines à rapporter des variations saisonnières de leur humeur que les autres : 66% vs. 34%! Le CET fait la recommandation suivante: pour combattre le DAS, utilisez une luminothérapie sans UV pour les yeux plutôt que les appareils de bronzage à UV. Il est prouvé que la luminothérapie à lumière vive blanche est sécuritaire et efficace alors que l’utilisation d’appareils de bronzage est dommageable. Les personnes souffrant de DAS ont assez de contraintes à subir sans que l’on ait à ajouter le risque de cancer lié au bronzage artificiel.

L’étude est disponible dans les Archives of Dermatology (2005;141:1465), publiée par l’American Medical Association.




Service clinique pour la luminothérapie à l’hôpital Presbytérien de New York

Novembre 2005. Dans un hôpital – le premier aux États-Unis, l’hôpital Presbytérien de New York-- le centre hospitalier universitaire de Columbia et Cornell – a mis en place un centre de luminothérapie et des rythmes biologiques suite aux récentes recommandations consensuelles de l’Association américaine de psychiatrie. Les intérêts thérapeutiques concernent la dépression saisonnière et non saisonnière et les troubles des rythmes circadiens du sommeil. Conçu pour les patients des cliniques externes de la région métropolitaine de la ville de New York et pour ceux qui peuvent se rendre à New York pour bénéficier d’une unique session d’évaluation très poussée, le programme permet surveillance et conseils pour les patients traités à domicile. Le service se coordonne aussi avec les autres dispensateurs de soins pour faciliter l’association entre la luminothérapie et les médicaments antidépresseurs, le cas échéant. La surveillance de la luminothérapie pour les patients hospitalisés est aussi proposée au centre médical universitaire de l’université Columbia.

Visitez le site web du centre.



"La lumière artificielle et le danger de la lumière bleue," exposé et démonstration de Dan Roberts

Octobre 2005. A ne pas manquer. Roberts, qui dirige l’organisation à but non lucratif appelée Macular Degeneration Support, présente les fausses représentations sur les lumières à spectre complet et expose les dangers potentiels connus de l’exposition prolongée à la lumière bleue quelle qu’elle soit. Il propose d’apposer une étiquette d’avertissement pour l’utilisation de matériels (non réglementés) de l’industrie, à l’attention des personnes âgées de plus de 55 ans et de celles à risque de dégénérescence maculaire liée à l’âge. La présentation s’affichera sur votre écran (vous n’avez besoin d’aucun logiciel de visionnement).

Cliquer ici pour la présentation.



La lumière et les ions fonctionnent sans lien avec la période saisonnière

Cambridge, Angleterre, mai 2005. Bien sûr—nous savons que les patients déprimés qui ne souffrent pas de Désordre Affectif Saisonnier peuvent répondre à la luminothérapie. Cependant, il a été prouvé que ces patients n’ont pas vraiment de facteur lié au phénomène saisonnier, depuis que des études ont inclus des patients dont les symptômes s’aggravaient en hiver, même s’ils souffraient de dépression durant le reste de l’année. Actuellement, une équipe de Wesleyan-Columbia vient de publier une étude dans laquelle la notion de saisonnalité a complètement été écartée: tous les patients étaient continuellement déprimés depuis au moins deux ans (le plus souvent depuis plus longtemps) et leurs difficultés n’étaient pas plus aggravées en hiver que durant les autres saisons. En se basant sur une précédente étude sur le Désordre Affectif Saisonnier de Terman et ses collaborateurs, l’équipe de chercheurs a exposé les patients à de la lumière vive matinale et à des ions négatifs à haute densité ou à des ions négatifs à base densité (placebo). La réponse antidépressive était remarquable montrant une rémission totale après 5 semaines chez la moitié des patients du premier groupe de traitement; à l’opposé, aucun des patients du groupe placebo n’a montré de rémission. Lorsque nous considérons que ces patients n’ont pas répondu adéquatement aux traitements médicamenteux, la luminothérapie et par les ions négatifs devraient être en tête de liste des traitements alternatifs contre la dépression chronique.

Goel N, Terman M, Terman JS, Macchi MM, Stewart JW. Controlled trial of bright light and negative air ions for chronic depression. Psychological Medicine 2005;35 (publié électroniquement en mai 2005, numéro papier en juillet 2005).


L’Agence Européenne des Médicaments (EMEA) s’est prononcée contre l’utilisation des médicaments antidépresseurs chez les enfants et les adolescents

Londres, 25 avril 2005. Le comité des médicaments pour l’usage humain a passé en revue une expérience sur 12 des antidépresseurs les plus couramment utilisés et a constaté “une augmentation des risques d’effets secondaires comme la tentative de suicide, les pensées suicidaires et hostiles (surtout l’agressivité, le comportement opposant et la colère) chez les enfants et les adolescents." L’avertissement franchit un niveau de plus que le précédent avertissement britannique qui avait écarté le Prozac, et inclut cette fois-ci les inhibiteurs de recaptage de la sérotonine-norepinephrine et les inhibiteurs sélectifs de recaptage de la sérotonine de la famille du Prozac. En prévoyant de cesser l’utilisation de ces médicaments chez les enfants, les parents ont pour consigne de le faire graduellement –sous supervision médicale- pour éviter les effets de sevrage comme les étourdissements, les problèmes de sommeil et d’anxiété. Le CET conseille vivement aux intervenants du domaine de tenir compte des alternatives non médicamenteuses comme la luminothérapie et le simulateur d’aube (ce dernier est utilisé de manière automatique durant le sommeil et ne présente aucun problème de collaboration ni d’interférence avec la planification des activités quotidiennes).

Télécharger le bulletin de presse de l’Agence ainsi que les questions et réponses proposées.


"Stimulation de l’humeur: un « oui » à la luminothérapie pour dissiper la dépression" par Bruce Bower

Science News, 23 avril 2005. Une nouvelle ère scientifique vient peut-être de naître pour la luminothérapie, avec un moyen qui peut combattre la dépression et qui dépérissait dans l’ombre des médicaments antidépresseurs et de la psychothérapie durant les 20 dernières années. Une revue de la recherche commandée par l’Association américaine de psychiatrie à Washington, D.C., conclut que dans les essais cliniques, l’exposition quotidienne à la lumière vive est presque aussi efficace que les médicaments antidépresseurs pour contrôler le Désordre Affectif Saisonnier (DAS) ou la dépression hivernale et toute autre forme de dépression. "Maintenant, je dis à mes patients que la luminothérapie est un traitement raisonnable contre la dépression, même si les données concernant cette approche sont peu nombreuses, " déclare le psychiatre de l’université de Caroline du Nord à Chapel Hill, le docteur Robert N. Golden. Il a mené la nouvelle revue statistique qui est paru dans le numéro d’avril de l’American Journal of Psychiatry. . . . A la grande surprise du docteur Golden, les données mises en commun issues de recherches conformes ont montré une amélioration marquée des symptômes du DAS autant dans le groupe exposé à la lumière vive au réveil que dans le groupe exposé à des simulateurs d’aube; dans ce dernier groupe, une lampe reproduit chaque matin, chez un patient endormi, le lever du jour avec des niveaux de lumière graduellement augmentés. De plus, la luminothérapie produit un soulagement considérable chez les patients des cliniques externes présentant des symptômes légers ou modérés de dépression mais qui ne sont pas reliés au phénomène saisonnier. Ce genre de traitement a aussi amplifié les effets antidépresseurs des médicaments auprès de ces patients.

Voir l’article complet.


Un comité de lecture international approuve la chronothérapie

Cambridge, Angleterre, mars 2005. L’année dernière, l’organisation International Society for Affective Disorders (ISAD) a formé un comité sur la chronothérapie présidé par un membre du conseil d’administration du CET, le docteur Anna Wirz-Justice. Leur premier mandat était d’évaluer deux méthodes non médicamenteuses qui semblaient prometteuses pour les patients souffrant de dépression sévère, sans égard au phénomène saisonnier- la luminothérapie et la thérapie d’éveil. La luminothérapie est bien sûr le principal sujet du site web du CET. La thérapie d’éveil implique d’éliminer la période de sommeil durant toute une nuit, ce qui entraîne étonnamment une amélioration immédiate de l’humeur. L’inconvénient est que le problème resurgit pendant le sommeil de la nuit suivante. En associant la thérapie d’éveil avec la luminothérapie de jour, l’amélioration de l’humeur peut être maintenue, même si les niveaux sanguins thérapeutiques des médicaments antidépresseurs sont lentement en train de monter. Le rapport qui sera publié dans le numéro de juillet de Psychological Medicine (mais qui est déjà disponible en ligne pour les abonnés) conclut de la manière suivante: "Dans l’esprit populaire, on préfère les traitements non médicamenteux. Les patients les acceptent et les préfèrent même. Contrairement aux remèdes de grand-mère, la thérapie d’éveil et la luminothérapie ne sont pas qualifiées de méthodes alternatives, non prouvées ou méthodes douces. Ces thérapies permettent une plus grande flexibilité pour des traitements multiples comportant des effets secondaires négligeables ou des interactions fâcheuses avec les médicaments concomitants. . . . Il est temps d’intégrer ce type de thérapie dans la pratique psychiatrique traditionnelle. Le fait de les considérer comme de simples phénomènes en dehors du paradigme ne fait que gaspiller les ressources et prolonger les souffrances. En se basant sur l’exemple de l’Association américaine de psychiatrie [voir notre article ci-dessous], les associations psychiatriques nationales devraient exercer une gestion clinique et développer des normes de pratique pour la chronothérapie. Il serait honteux d’attendre que l’industrie impose ces mesures en se basant simplement sur des considérations de coût de gestion de soins.” Le CET poursuit sa lancée avec la mise en place d’un groupe d’experts en chronothérapie, sous la direction du docteur Wirz-Justice, groupe qui donne aux hôpitaux des conseils sur la gestion de ces procédures.

Wirz-Justice A, Benedetti F, Berger M, Lam RW, Martiny K, Terman M, Wu J. Chronotherapeutics (light and wake therapy) in affective disorders. Psychological Medicine 2005;35(publié électroniquement en mars 2005, numéro papier en juillet 2005).


En savoir plus sur les dangers de la lumière bleue . . .

Avril 2005. Suite à nos commentaires concernant les lampes de lumière bleues commercialisées récemment (voir deux commentaires ci-dessous), nous avons fait une recherche sur Google en utilisant l’expression "blue light" hazard eyes retina et nous avons trouvé plus de 10 000 citations, la plupart d’entre elles en rapport avec le développement des normes de luminothérapie et présentant tous les points de vue. Nous avons porté un intérêt tout particulier à MDsupport.org (dans ce cas, MD équivaut à la dégénérescence maculaire), texte rédigé par le directeur Dan Roberts qui fait une présentation générale sous le titre Artificial Lighting and the Blue Light Hazard. Comme il est expliqué dans le site, "La dégénérescence maculaire liée à l’âge est la première cause de cécité chez les personnes âgées. Environ 15 millions de personnes en souffrent aux États-unis et il y a environ deux millions de nouveaux cas chaque année. . . . Cette maladie de la rétine est en augmentation étant donné que les cellules photosensitives de la région centrale de la vision (la macula) cessent de fonctionner et peuvent mourir. La maladie semblerait être causée par la combinaison de facteurs génétiques et environnementaux, et est plus courante chez les personnes âgées de plus de 60 ans. . . Quelle lumière est conseillée aux personnes souffrant de maladies rétiniennes comme la dégénérescence maculaire? Les chercheurs prétendent que les ultraviolets (UV) et les rayons de lumière bleue peuvent causer des dommages pour ceux qui ont des problèmes rétiniens, tandis que les fabricants nous disent que les lampes avec plus de rayons UV et de lumière bleue nous aident à mieux voir et à être en meilleure santé. Les publicitaires affirment de leur côté que l’intensité et la gamme des couleurs présentes dans les lampes qui reproduisent la lumière solaire et la lumière du jour sont nécessaires pour une meilleure vision et une meilleure santé oculaire. En même temps, les médecins nous conseillent le port de lunettes dont les verres bloquent la gamme de bleue et nous protègent des UV lorsque nous sortons à l’extérieur. Que se passe-t-il? Que devons-nous croire? Comment la lumière peut-elle affecter nos rétines? Quelles sont les différences entre fluorescent, halogène, néodymium et ampoules incandescentes courantes? Que signifie les termes “spectre complet” et “lumière du jour » sur les étiquettes?" Et nous pouvons ajouter les questions suivantes: quel est l’effet à long terme d’une exposition prolongée à la lumière bleue, même à une intensité modérée? Est-ce que cela augmente les possibilités d’accélérer la dégénérescence maculaire chez les personnes vulnérables à mesure qu’elles vieillissent?

Lisez.


Le comité de travail de l’Association américaine de psychiatrie donne son avis sur la luminothérapie

Avril 2005. L’important et très attendu rapport est enfin publié! Le groupe qui a travaillé sur l’analyse exhaustive de la littérature médicale "a révélé que la diminution de la sévérité des symptômes de dépression était associée à la luminothérapie de lumière vive et au simulateur d’aube dans le Désordre Affectif Saisonnier et à la luminothérapie de lumière vive dans le cas des dépressions non saisonnières. " Les experts ont conclu que les essais cliniques révèlent que ces traitements "sont efficaces et démontrent des effets équivalents à ceux observés dans la plupart des études sur les médicaments antidépresseurs." Cependant, le nombre d’essais cliniques conformes est petit, mettant en évidence le besoin de mener d’autres recherches. En accord avec l’analyse de la situation faite par le CET, le rapport fait état de l’opinion suivante: "L’industrie pharmaceutique, qui possède des ressources considérables dévolues aux activités de recherche et de développement, finance la plupart des essais cliniques sur de nouvelles molécules au potentiel antidépresseur. À l’opposé, il n’existe aucune industrie équivalente ni un marché aussi important pour soutenir le développement et l’évaluation des traitements de luminothérapie." Ces recommandations étant émises par un groupe d’éminents psychopharmacologues, nous ne pouvons que dire "Amen et amen."

Golden RN, Gaynes BN, Ekstrom RD, Hamer RM, Jacobsen FM, Suppes T, Wisner KL, Nemeroff CB. The efficacy of light therapy in the treatment of mood disorders: a review and meta-analysis of the evidence. American Journal of Psychiatry 2005;182:656-662.


Inquiétudes à propos des lampes de lumière bleue récemment commercialisées

Avril 2005. Le forum « Demandez au Docteur » du site du CET a commencé à recevoir de nombreux messages exprimant une certaine inquiétude à propos d’une petite lampe de lumière bleue récemment commercialisée à grande échelle. Le problème était assez important pour que nous vous présentions ici le dernier échange. La personne demande : "De nouvelles lampes commencent à être vendues, mettant en avant une certaine supériorité parce que la lampe émettrait dans la gamme bleue du spectre lumineux (470 nm). Les vendeurs affirment que la recherche a montré que la lumière de 470 nm est le 'mécanisme d’action' du traitement des troubles du rythme circadien comme le DAS. Quel est votre point de vue sur tout cela? Truc publicitaire ou vraiment prouvé cliniquement? Merci de votre collaboration." Notre réponse: Oui, il y a eu de récentes initiatives commerciales malhonnêtes. Il a été démontré que les bandes étroites du spectre de lumière bleue suppriment la production de la mélatonine et entraînent des changements de phase du rythme circadien durant les expériences de recherche en physiologie, basées sur une seule exposition à la lumière. Ces études sont essentielles à la compréhension des mécanismes des apports circadiens de lumière dans le système nerveux. Cependant, une distinction doit être faite avant de conclure que les expositions multiples ont des effets antidépresseurs. L’utilité, la sécurité et la tolérance clinique de la lumière bleue n’ont pas été établies. En fait, il existe une grande inquiétude au sein de la communauté ophtalmologique sur les réactions phototoxiques potentielles dans la rétine qui résulteraient d’une exposition prolongée à la lumière bleue. Par exemple, une étude japonaise chez les singes Rhésus a mis en évidence que les diodes bleues électroluminescentes (LED) causent une décoloration grise dans la rétine, un électrorétinogramme anormal et une perturbation marquée dans les disques des cellules photoréceptrices; de plus ces diodes endommagent l’épithélium pigmentaire de la rétine sans compter d’autres conséquences plus graves encore. Les chercheurs ont conclu que ce dommage “peut détériorer le fonctionnement et que l’exposition prolongée à la lumière bleue peut être dangereuse pour la vision” (Koide R, et al. Nippon Ganka Gakkai Zasshi. 2001;105:687-695). Même si les conditions particulières d’exposition des singes diffèrent sans doute des conditions d’exposition à la lumière bleue des appareils récemment commercialisés, ces derniers n’ont pas été évalués correctement et les consommateurs devraient éviter le risque potentiel lié à leur utilisation. De plus, aucune étude clinique n’a montré les avantages de la lumière bleue par rapport à la lumière blanche émanant des lampes testées. Les déclarations que vous citez sont donc plus qu’un 'truc publicitaire', comme vous l’écrivez. Elles amènent un danger potentiel pour l’utilisateur. Cela constitue une grande inquiétude pour les applications thérapeutiques à long terme. Les éléments à risque de la lumière bleue publiés auparavant ne s’appliquent pas ici. Nous demandons expressément aux consommateurs inquiets de contacter la FDA aux États-unis. Les coordonnées des bureaux régionaux sont répertoriées à l’adresse suivante : www.fda.gov/opacom/backgrounders/complain.html.



Architecture et simulation de la lumière printanière

Hiver 2005, Paris. En s’inspirant de l’algorithme de simulation crépuscule-aurore développé pour le traitement contre la dépression et les troubles circadiens du sommeil par le docteur Michael Terman, président du CET, l’architecte récipiendaire de nombreux prix, Philipe Rahm a créé une équinoxe perpétuelle de printemps dans la cour d’exposition du centre culturel suisse à Paris. Rahm écrit: "Reculer de plusieurs heures dans le temps, de plusieurs mois, de toute une saison, trouver ce moment de confort que nous perdons à mesure que l’année se déroule, aller de l’hiver à l’automne, du soir à l’après-midi. L’architecture comme des temporalités construites.” En préparation: une journée estivale éternelle pour un bouquet d’arbres à Jöss en Autriche.

Visitez le site audacieux de Philippe Rahm.



"Les insomniaques et la lumière" par Joe Studwell

Financial Times, 22 octobre 2004. Un nouvel article de Joe Studwell (voir aussi ci-dessous "Oh, tiens-toi correctement!") décrit les principaux succès récents de l’association entre la luminothérapie, la thérapie d’éveil et les médicaments auprès de patients hospitalisés souffrant d’une grave dépression. Cela constitue une nouvelle décisive pour les thérapies environnementales. Nous sommes ravis que Studwell aiguille les lecteurs du journal vers notre site cet.org et en particulier vers notre questionnaire Automated Morningness-Eveningess Questionnaire, qui donne des conseils pour optimiser la planification de la luminothérapie selon l’horloge circadienne interne. "Les principaux chercheurs semblent être d’accord sur le fait que le manque de sommeil, la luminothérapie et l’action des médicaments ISRS (Inhibiteurs Sélectifs du Recaptage de la Sérotonine) soient liés de manière synergique, même si ce lien est inconnu, il est toutefois fondamental," écrit-il. "Pour des raisons autant politiques que financières, cependant, les recherches capitales concernant ces liens ont été menées dans de petites cliniques privées… plutôt que dans les gros centres universitaires américains or dans les immenses systèmes de santé publique européens . . . Il faut 2 à 4 semaines de traitement avant de constater l’effet des médicaments ISRS. En attendant, une certaine partie des patients se suicident (les patients atteints de syndrome bipolaire aigu ont un taux de suicide 5 fois plus élevé que dans la population générale). À l’opposé, la privation de sommeil fonctionne pour la plupart des patients dans un délai de 24 heures et l’effet peut être alors maintenu avec la luminothérapie et les médicaments. . . Dans la majorité des situations, les patients sont prompts à choisir une association de traitements plutôt que les autres thérapies plus coûteuses et moins rapides." Reprenant les propos du docteur Joseph Wu de l’université de Californie, Studwell précise que "Wu a été quelque peu surpris que les dispensateurs de soins américains, dans leurs efforts incessants pour contrôler les coûts, n’aient pas plus prêté attention aux nouvelles associations de thérapies. 'Ce domaine est malheureusement ignoré et négligé alors qu’il pourrait avoir un impact réel sur la gestion clinique' dit-il. Selon Wu, cela pourrait être dû à l’inondation publicitaire du marché [par les compagnies pharmaceutiques géantes], phénomène qui étouffe les idées qui n’ont pas à leur portée ces puissants moyens publicitaires. '" Le CET est devenu la première ressource à but non lucratif de ce genre d’initiative non pharmaceutique et va maintenant donner des conseils aux hôpitaux et aux industries connexes pour la mise en place locale des procédures. Pour les demandes des institutions, merci de prendre contact avec nos experts en chronothérapie à l’adresse suivante: cc@cet.org.

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"Une mise en garde sévère contre l’utilisation d’antidépresseurs chez les adolescents" par Erica Goode

New York Times, 2 février 2004. Un comité consultatif scientifique a fortement recommandé à la Food and Drug Administration (FDA) . . . de donner des avertissements plus sévères aux médecins sur les risques potentiels des prescriptions pédiatriques d’une nouvelle génération de médicaments antidépresseurs, plutôt que d’attendre que la fin de la révision desdits médicaments par l’agence. "Nous aimerions que la FDA intervienne dès à présent et donne des directives plus sévères aux cliniciens" sur le risque que les antidépresseurs entraînent des idées et des comportements suicidaires, de l’hostilité et d’autres formes de comportements violents, déclarent le docteur Matthew Rudorfer, scientifique à l’Institut National de la Maladie Mentale et président du comité consultatif de la FDA. . . . Docteur Thomas Laughren, le chef d’équipe du département des produits neuropharmacologiques de la FDA a déclaré que l’agence a pris les recommandations du comité "très au sérieux" et que l’intention est de délivrer un tel avertissement "plus tôt que tard." . . . Docteur Rudorfer a déclaré que le comité était frappé par le fait que, dans certains cas décrits à l’audience, des médecins sembleraient avoir prescrit des antidépresseurs négligemment et qu’ils auraient omis de surveiller de près les enfants pendant la prise de ces médicaments. "Nous sommes très inquiets à cause des histoires que nous avons entendues, " a dit le docteur Rudorfer, tout en mentionnant que les médicaments étaient "très puissants et aussi probablement très efficaces." . . . La FDA a demandé aux chercheurs de l’université d’étudier les données utilisées dans les essais cliniques médicamenteux pour s’assurer que les comportements codés comme suicidaires dans ces études représentent en fait de idées ou des actions suicidaires. . . . Docteur Laughren . . . a déclaré qu’il y avait "une hypothèse issue de ces données qu’il y aurait un signal de quelque chose, c’est donc qu’il aurait un excès de quelque chose." Mais essayer de comprendre ce que ce "quelque chose" représente est immensément compliqué dit le docteur Laughren.
Les commentaires du CET: Nous pensons depuis longtemps qu’un simulateur d’aube installé dans la chambre d’adolescents déprimés et hypersomniaques pourrait être une bénédiction. Cela mériterait qu’un essai clinique soit financé.


“Oh, tiens-toi correctement!” par Joe Studwell

Financial Times, 24 janvier 2004. Les grosses compagnies pharmaceutiques [l’industrie pharmaceutique] ne peuvent pas nous vendre des choses dont nous ne voulons pas. Nous croyons tous au fond de nous qu’il existe des solutions chimiques à tous les problèmes de la vie : c’est pourquoi cette industrie est si importante. . . . Mais l’ampleur même d’un tel succès souligne la raison pour laquelle les éthiciens médicaux, la police et les parents se tordent les mains de désespoir devant le détournement et l’abus des médicaments agissant sur le comportement. . . . Les tendances des ventes suggèrent que les différences d’opinion entre les américains et les européens sur ce type de médicaments expliquent le fait que les américains vont continuer d’en consommer encore plus que les européens. Mais il y a un élément sur lequel tous – dirigeants, médecins, experts et consommateurs – se sont entendus des deux côtés de l’Atlantique: les gens préféreraient avoir recours à des solutions non pharmaceutiques pour gérer leurs difficultés, si ces solutions étaient disponibles. . . . Le système américain s’occupe de militer contre les thérapies non médicamenteuses en première ligne. . . Les américains passent en moyenne 7 minutes en consultation avec leur médecin généraliste. “Notre système crée une motivation ironique,” dit Katharine Greider. “Vous subissez la pression des assureurs pour limiter vos coûts mais il existe une pression contradictoire qui vous incite à prescrire. L’ordonnance de médicaments clôt la consultation. Elle signale au patient : `Il est temps de partir maintenant'.”
. . . Comme la science comportementale nous fournit de nouvelles avenues aussi bien pour la santé mentale que physique, le choix personnel est plus important que jamais et les consommateurs devraient être très bien informés. [Cela met en valeur notre information.]

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"Vaincre la dépression" par le docteur Anna Wirz-Justice et ses collaborateurs

Science Magazine, 23 janvier 2004. La luminothérapie ne peut pas être brevetée et . . . n’apportera aucun profit à l’industrie psychopharmacologique conventionnelle; mais elle peut aider le patient dans un délai plus court et avec moins d’effets secondaires que les médicaments et peut aussi être associée facilement et avec succès aux médicaments. Étant donné la souffrance psychologique que la dépression fait subir – incluant le danger du suicide – et les pressions financières pour limiter la durée d’hospitalisation, il est surprenant de constater le peu de cas qui est fait de cette remarquable intervention chronobiologique. Nous devons l’intégrer dans notre arsenal thérapeutique. . . . Un groupe de travail de l’Association américaine de psychiatrie est récemment arrivé à la même conclusion.

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Jetons la lumière sur la dépression quelle que soit la saison

La luminothérapie, premier traitement contre la dépression hivernale, peut aussi offrir un moyen non médicamenteux de soigner la dépression non saisonnière. Les essais cliniques ont démontré des effets semblables d’amélioration autant par la luminothérapie que par les médicaments. Cependant, la luminothérapie agit plus rapidement, avec des bienfaits dès la première semaine. Les médicaments ont nécessité jusqu’à 8 semaines de traitement pour atteindre des résultats équivalents. Plusieurs hôpitaux européens ont déjà intégré la luminothérapie comme traitement standard pour les patients déprimés. Les États-unis ont un retard important à combler dans ce domaine.

Kripke DF. Light treatment for nonseasonal depression: speed, efficacy, and combined treatment. Journal of Affective Disorders. 1998;49:109-117.


La luminothérapie administrée à certains moments est la clé du succès pour vaincre la dépression hivernale

Pendant plusieurs années, les chercheurs ont discuté la nécessité d’utiliser la luminothérapie à un moment particulier de la journée. En 1998, trois groupes de recherche indépendants ont démontré de manière convaincante que la plupart des personnes souffrant de dépression hivernale éprouvaient un plus grand soulagement grâce à la luminothérapie matinale. Maintenant, nous avons perfectionné la technique : la meilleure réponse à la luminothérapie matinale est obtenue en ajustant le traitement au cycle de sommeil de chaque individu à un temps grosso modo équivalent à 2.5 heures après le milieu de la période du sommeil ou 8.5 heures après le début de la sécrétion de mélatonine par la glande pinéale. Étant donné que certaines personnes commencent à sécréter de la mélatonine – et vont dormir – bien plus tard que d’autres, le moment optimum du traitement matinal peut varier jusqu’à 4 heures d’une personne à une autre. De plus, alors que les petits dormeurs (environ 6 heures par nuit) profitent des lumières à peu près au moment de l’heure de leur réveil, les gros dormeurs devront se réveiller plus tôt pour bénéficier de cet avantage. Par exemple, une personne qui dort 8 heures se couche à 23h30 et se réveille à 7h30. Si elle était déprimée, le traitement commencerait à 6h30. Cette approche personnalisée laisse espérer de futures améliorations pour l’efficacité de la luminothérapie.

Terman JS, Terman M, Lo ES, Cooper TB. Circadian time of morning light administration and therapeutic response in winter depression. Archives of General Psychiatry 2001;58:69-75.

Wirz-Justice A. Beginning to see the light. Archives of General Psychiatry 1998;55:861-862.


La luminothérapie est-elle sécuritaire?

L’industrie de la luminothérapie a été incohérente –voire peu sérieuse—dans la mise en place des normes pour les appareils; les caractéristiques physiques de la lumière de ces appareils varient énormément causant des inquiétudes chez les ophtalmologistes. L’utilisation de matériel de basse qualité comporte un risque élevé de radiation d’ultraviolets (UV), même quand un fabricant mentionne que la lumière contient moins d’UV ou pas d’UV du tout. L’exposition inadéquate est quelquefois immédiatement visible à cause des rougeurs et gonflements qui apparaissent sur la peau. Cela concerne plus souvent les patients qui prennent des médicaments qui sont sensibles à la lumière (dits photosensibles- comme certains antidépresseurs); mais cela a été aussi constaté chez les patients qui ne prennent aucun médicament et dont la peau est extrêmement sensible. Les conséquences à long terme pour la cornée et la lentille oculaire n’ont pas été mesurées systématiquement même si nous pouvons en soupçonner l’existence. Dernièrement, un groupe formé des spécialistes de la lumière (sans appartenance commerciale), un ophtalmologiste et un expert en santé mentale ont collaboré dans une étude comparant une grande variété de lampes et de filtres. Ils ont découvert des différences importantes dans les émissions d’UV des lampes et dans la transmission des filtres; ils ont identifié des éléments particuliers qui optimisent la sécurité. Chose intéressante, la technologie " lumière de musée" – a été créé pour éviter la décoloration des pigments dans les œuvres d’art—l’a emporté sur tous les fronts. La substance de plastique transparent utilisée à la place du verre sur les encadrements des photos a particulièrement retenu notre attention. Pour suivre les recommandations des chercheurs, deux compagnies au Canada et aux États-Unis ont intégré cette substance dans un écran de diffusion de lampes de 10000 lux.

Remé C, Rol P, Kaase H, Terman M. Bright light therapy in focus: Lamp emission spectra and ocular safety. Technology and Health Care 1996;4:403-413.


Déprimée et enceinte

Les femmes déprimées qui sont enceintes doivent faire face à des défis très particuliers pour leur traitement. Alors que la dépression post-partum est très largement connue, environ 1 femme sur 10 souffre d’épisodes dépressifs durant sa grossesse, période où la prise de médicaments doit être strictement contrôlée pour protéger le fœtus. De plus, parce que la dépression durant la grossesse augmente le risque de souffrir d’une dépression après l’accouchement, il est crucial de traiter cette dépression immédiatement. Les lumières peuvent-elles aider dans ce contexte? Les chercheurs de trois centres importants pensent que oui, et ils viennent de terminer un projet pilote pour le démontrer. Ils invitent en ce moment les femmes enceintes à participer à un essai clinique à l’université de Pittsburgh. Si vous voulez y participer ou que vous êtes un clinicien intéressé par ce projet, envoyez leur un message..

Epperson CN, Terman M, Terman JS, Hanusa BH, Oren DA, Peindl KS, Wisner KL. Randomized clinical trial of bright light therapy for antepartum depression: preliminary findings. Journal of Clinical Psychiatry, 2004;65:421-425.


La mélatonine stabilise les cycles de sommeil chez les personnes aveugles

L’utilisation de la mélatonine comme somnifère est controversée et il n’y a pas eu d’essais cliniques concluants. Les suppléments de mélatonine peuvent aider certains insomniaques à s’endormir plus tôt si ces suppléments sont pris avant que le corps ne commence à sécréter sa propre mélatonine durant la soirée; mais il y a très peu de preuve que la qualité du sommeil nocturne puisse être améliorée pour ces personnes qui présentent des perturbations durant la nuit. Les personnes aveugles ont donc un défi de taille. Parce qu’elles ne peuvent pas recevoir les informations sur le cycle quotidien de lumière-obscurité (cycle qui contrôle habituellement les périodes de sommeil), leur horloge interne a tendance à se décaler par rapport au cycle jour-nuit. Cela entraîne un sommeil à des heures inadéquates et des périodes d’éveil lorsque les autres dorment. Dans une importante étude publiée dans le New England Journal of Medicine, des personnes aveugles ont pris de la mélatonine le soir. Presque toutes les personnes ont commencé à dormir à des périodes dites normales; leur horloge interne a arrêté de se décaler. Même si la dose optimale reste encore à déterminer, d’autres essais cliniques pourraient apporter une précieuse aide aux personnes aveugles.

Sack RL, Brandes RW, Kendall AR, Lewy AJ. Entrainment of free-running circadian rhythms by melatonin in blind people. New England Journal of Medicine 2000;343:1070-1077.


Pour bientôt: les lumières contre le syndrome de fatigue chronique (SFC) ?

Le SFC implique beaucoup plus que la simple fatigue: souvent les patients souffrent de maux de tête, de maux de gorge, de douleurs (dans les ganglions lymphatiques, les muscles et les articulations), de température subfébriles, qui peuvent durer plusieurs années. C’est peut-être pour cette raison qu’il n’est pas surprenant de voir que ces patients souffrent aussi souvent de dépression. Dans une étude récente regroupant plus de 100 patients, ceux qui avaient identifié des difficultés hivernales dans leurs symptômes étaient plus sujets à souffrir d’une dépression lorsqu’on les comparait à ceux qui n’exprimaient pas de variations saisonnières. De plus, le groupe touché – environ 1/3 des sujets – a rapporté de l’hypersomnie, des difficultés à se réveiller, des envies irrépressibles de sucre et une prise de poids, symptômes qui ne les distinguent pas des patients présentant un Désordre Affectif Saisonnier (DAS). Les scientifiques pensent que le DAS peut couvrir le SFC et que certains symptômes pourraient être traités efficacement grâce à la lumière artificielle. Même si les patients souffrant du SFC prennent souvent beaucoup de médicaments, il est difficile de trouver un traitement efficace. Des études cas-témoins ont montré que la luminothérapie peut soulager la dépression, les troubles du sommeil et même dans un cas précis, la douleur articulaire. Les essais cliniques sur la luminothérapie deviennent maintenant une priorité.

Lam RW. Seasonal affective disorder presenting as chronic fatigue syndrome. Canadian Journal of Psychiatry 1991;36: 680-682.

Terman M, Levine SM, Terman JS, Doherty S. Chronic fatigue syndrome and seasonal affective disorder: comorbidity, diagnostic overlap, and implications for treatment. American Journal of Medicine 1998;105:115S-124S.


Découverte du gène du rythme circadien chez l’humain

Pour la première fois, les chercheurs ont identifié une mutation génétique qui accélère l’horloge circadienne chez les humains; cette mutation les oblige à s’endormir et à se réveiller très tôt (par exemple, s’endormir à 19h00 et se réveiller spontanément à 2h00). Même si ce genre de modèle de “lève-tôt” est assez courant chez les personnes âgées, les chercheurs ont finalement découvert une mutation génétique héréditaire qui correspond à des troubles du sommeil dans d’autres groupes de la population. Cette découverte peut donc donner une explication aux personnes qui souffrent du syndrome du “lève-tôt” (connu sous le nom de “syndrome familial d’avance de phase du sommeil”), mais cela ne signifie pas qu’une quelconque thérapie génique soit à notre portée. Et pendant que les médias laissent croire aux personnes souffrant de décalage horaire et aux travailleurs en rotation que ces résultats leur apporteraient un espoir, il n’y a aucune preuve que le gène identifié affecte le cycle sommeil-éveil, étant donné les perturbations artificielles. D’un autre côté, la luminothérapie, offre la promesse d’ajuster l’horloge circadienne interne pour normaliser les cycles de sommeil, que l’anomalie ait une origine génétique ou artificielle. Les personnes qui s’endorment tôt, par exemple, ont présenté des améliorations lorsqu’elles avaient été exposées régulièrement à de la lumière vive pendant la soirée.

Toh KL, Jones CR, He Y, Eide EJ, Hinz WA, Virshup DM, Ptacek LJ, Fu YH. An hPer2 phosphorylation site mutation in familial advanced sleep-phase syndrome. Science 2001;291:1040-1043.

Jones CR, Campbell SS, Zone SE, Cooper F, DeSano A, Murphy PJ, Jones B, Czajkowski L, Ptacek LJ. Familial advanced sleep-phase syndrome: A short-period circadian rhythm variant in humans. Nature Medicine1999;9:1062-1065.

Murphy PJ, Campbell SS. Enhanced performance in elderly subjects following bright light treatment of sleep maintenance insomnia. Journal of Sleep Research 1996;3:165-172.